Dans cette étude, deux trentenaires sur trois désirent de plus en plus équilibrer leur vie personnelle et professionnelle. La réussite et le pouvoir, c’est bien. Mais ça ne leur suffit plus. Et l’on voit poindre ainsi une nouvelle génération de cadres, pères de jeunes enfants, qui négocient, cherchent des compromis possibles avec leur hiérarchie, mais aussi avec leur compagne, carriériste comme eux.

Le hic, c’est que autant l’entreprise est favorable à une politique familiale pour les femmes (temps partiel, congé parental), autant elle reste sourde face aux aspirations paternelles d’aménagement du temps de travail, jugées même tabous. Alors, lorsque les frustrations ou les sacrifices se multiplient - par exemple, une mutation ou une promotion familialement trop lourde à supporter -, et bien, certains jeunes pères n’hésitent plus à refuser des postes, une expatriation, voire à claquer la porte.

Personnellement, je trouve les revendications et les réactions de ces "nouveaux pères" vraiment positives, même si ce sont avant tout des cadres à haut potentiel et des couples bi-actifs financièrement bien lotis. Parce que je suppose que les pères employés, artisans ou en profession libérale ont tout autant envie de profiter de leur famille, mais moins les moyens de passer à un temps partiel…

(Etude du cabinet Equilibres étoffée par 60 interviews de cadres supérieurs hauts potentiels trentenaires).

NB : L'illustration de ce billet est signée Fabrice, un talentueux papa photographe :-) Son blog Une putain de bonne photo par jour participe au Festival de Romans (catégorie photos). N’hésitez pas à voter pour lui !

EDIT du 16 mars : ce billet inaugure une nouvelle rubrique "Eux aussi". J'y glisserai quelques réflexions sur ces Messieurs (sans pour autant faire du rentre-dedant féministe !), mais aussi ce qui se rapporte à leur vie professionnelle, mes coups de coeur masculins, etc. Du coup, certaines anciennes notes se retrouvent mieux placées dans cette rubrique. Je vous laisse voir...