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jeudi 4 décembre 2008

Ma nouvelle vie au bureau

Comme vous avez été nombreux à me demander des nouvelles (aloooors, ce nouveau boulot ???), je vais vous mettre dans l’ambiance à travers une sélection de petites phrases entendues au fil des jours. Certaines sont de vraies perles LOL

  • Bienvenue !... Enchanté(e) !
  • Voici votre bureau. Il n’est pas définitif. A partir du 18, vous aurez l’autre là, juste à côté. Ca ne vous ennuie pas de rester quelques jours dans celui-ci ? Nous sommes en train de réorganiser l’étage. (je suis donc en transit)
  • J’ai cru percevoir un accent connu dans votre voix. Vous êtes alsacienne ? Moi aussi !!! (incroyable, il est originaire d'un village à quelques kilomètres du mien)
  • Je peux vous donner un portable noir si vous préférez. Il est un peu plus grand que ce gris. Il est aussi plus lourd. Mais il est beau et tout neuf. (magnifique !)
  • Ca va ? Tout va bien ? Vous êtes bien installée ?
  • Il me semble avoir mal orthographié votre nom de famille. Vous pouvez me l’épeler ? (un classique !)
  • Il faudra me remplir ce papier, et puis celui-là, celui-là et celui-là. Ah, j’allais oublier celui-ci aussi. Vous pourrez tous me les rendre cette après-midi ? (ah, l'administratif...)
  • Pour les tickets restau, il vous en faut combien ?
  • C’est vous qui animez le blog Tout pour elles ? Vous avez remarqué que si on ne met pas de "s" à elles, on tombe sur un site de corsets ? ( 8-O )
  • N’hésitez pas à venir me voir si vous avez besoin de quoi que ce soit. (trop gentil !)
  • Non, nous n’avons pas de livret d’accueil. C’est un projet. On y travaille… L’organigramme ? Il n’est pas à jour. Je vous l’envoie dès que c’est fait.
  • Comment s’écrit ton nom de famille ? C’est pour mettre à jour ma liste téléphonique… (Un classique je vous dis !)
  • Tu es à quel étage ? Au 5ème ? Mais où exactement ? Près de la direction alors ! Et ben… Et ton bureau, il est grand ? Et ben... (je dois le comprendre dans quel sens ?)
  • Pour déjeuner, aux alentours, il n’y a pas grand-chose. Il y a un traiteur un peu plus haut qui sert de la cuisine française. Un autre aussi, dans la rue qui monte, vers là-bas. (je sens que je vais souvent ramener ma gamelle)
  • Et vous étiez où avant de venir chez nous ?
  • Pour allumer la salle des photocopies, l’interrupteur se trouve tout au bout du couloir, à côté de l’ascenseur de... droite !
  • Pour éclairer la salle de réunion, l’interrupteur se trouve tout au bout du couloir, à côté de l’ascenseur de... gauche !
  • Comment se prononce votre nom de famille ? Ah oui… Comme ça s’écrit en fait ! (sans commentaire!)
  • T’inquiète pas si à partir de 17h30, tu ne vois plus personne à l’étage. C’est pas une start up ici. (plutôt flippant de se retrouver toute seule !)
  • Je vous ai réservé la salle avec la pieuvre (je n'ai compris que lorsque je l'ai vue : un téléphone équipé de plusieurs micros permettant de réunioner à distance).
  • Les RH sont au 3ème... au bout du couloir... après le virage... le bureau tout de suite sur la gauche... Attendez, je vous montre. (une adresse à retenir !)
  • Je vous ai réservé un vol pour Annecy. Je vous envoie les billets électroniques pour que vous ayez une copie. Pour l’hôtel, vous avez une préférence ? (mon premier déplacement prévu les 16 et 17 décembre ! Si quelqu'un habite dans le coin...)
  • On commence la visioconférence à 10h30. Venez un peu avant parce que le temps de préparer... (l'utilisation de la visioconférence vaut à elle seule un billet !)
  • Vous avez un distributeur de café et de friandises dans la salle commune. Vous y trouverez aussi une bouilloire, un frigidaire et un micro-onde. (le luxe !)
  • Bienvenue !... Enchanté(e) !

EDIT : ce billet a juste vocation à répondre... un peu... à votre curiosité (cf. Ma vie en free, c'est fini !). Mais d'ici quelques jours, Tout pour elles reprendra le cours normal de sa ligne éditoriale. A très vite ;-)

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vendredi 28 novembre 2008

Ma vie en free, c'est fini !

lestoilesdaz Il y a presque un an, je vous annonçais le début de ma vie en freelance. Un choix par défaut, plus qu’un choix de vie, je le reprécise. Même si elle avait certains avantages, j’avoue que la situation n’était pas toujours confortable, avec des hauts et des bas professionnels et financiers pas simples à gérer. J'ai donc gardé un œil averti sur le marché du travail. Des fois qu’un poste sympa et moins aléatoire venait à passer. Mais bon, à 42 ans, je ne me faisais plus vraiment d’illusion...

Et puis, le destin, la chance, la synchronicité (comme dirait Sonia), que sais-je, s'en sont mêlés. Et ce poste, je n'ai pas eu à le chercher. Il est venu à moi en août dernier (merci Google et Facebook !). Une formidable opportunité, tellement dingue que j'ai dû me pincer pour y croire. Et même encore maintenant, là en vous écrivant, je me dis que c'est... fou !

Je ne peux pas vous en dire beaucoup plus pour le moment, ni sur le pourquoi de mon recrutement, ni sur le projet que je vais être amené à piloter. Ne m’en veuillez pas. C’est encore un peu top secret ;-)

Par contre, je peux vous annoncer qu’à partir de lundi, mon bureau ne sera plus un coin de table dans mon salon ;-) mais une belle pièce à moi toute seule dans une importante entreprise. Je serai basée à Paris, avec des déplacements prévus en province. Et je pourrai même parfois travailler chez moi (si, si, c'est noté noir sur blanc dans mon contrat !).

Je suis obligée de vous laisser un peu sur votre faim. Essayez de ne pas être trop curieuses, d'accord ? LOL En tout cas, sachez que l’histoire de "Tout pour elles" commencée en mai 2006 et portée jusqu'ici par votre fidélité, n’est pas prête de s’arrêter...

EDIT du 1er décembre : cette rentrée professionnelle s'est très bien passée. Merci à tous pour vos si gentils messages :-) J'ai déjà plein d'anecdotes à vous raconter. Je tâcherai de poster très vite un nouveau billet. Promis !

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dimanche 23 novembre 2008

Ces mères actives qui culpabilisent

Avez-vous déjà entendu ces phrases :
- Pour un enfant, rien ne vaut sa mère.
- Un enfant, ça grandit vite. Faut en profiter avant qu’il ne soit trop tard !
Typiquement, le genre d’expression qui vous culpabilise lorsque vous travaillez. Et bien, tenez-vous bien. Ce sont de fausses vérités !

meres_coupables_Giampino "Une mère qui travaille n’est ni une mère absente, ni une professionnelle tronquée. Les enfants dont les mères travaillent ne vont ni mieux ni moins bien que les enfants dont les mères s'occupent à plein temps". C’est Sylviane Giampino, auteur du livre à succès Les mères qui travaillent sont-elles coupables ? qui l’a dit haut et fort lors de la formidable conférence-débat organisé par le réseau HEC au Féminin, le 23 octobre dernier.
J’y étais, et d’entendre cette psychanalyste et psychologue auprès des jeunes enfants et de leur famille depuis plus de 25 ans, battre en brèche ces idées reçues, cela a fait un bien fou à toutes les working girls présentes dans la salle.

Allez, encore une petite phrase insidieuse, que même certaines d’entre vous ont laissé sur ce blog.
- Ce n’est pas le temps passé avec un enfant qui compte, mais la qualité de ce moment.
Que nenni ! Pour Sylviane Giampino :

"L’invention du temps de qualité passé avec ses enfants a engendré l’idéologie de la disponibilité parentale. Les enfants ont besoin de repères, de rythmes, de "plate-forme de sécurisation". Il n’est pas fondamental d’être rentré tous les jours avant l'heure du bain. Par contre, il est fondamental que les parents soient les supports et les témoins des étapes importantes de leur grandir (épreuves d'évaluation, spectacle de fin d’année, etc) ; présents et accompagnants aussi des phases de fragilité (maladies, échecs, peines d'amitié ou de coeur). Si on a peu de temps, l’enjeu est de permettre à l'enfant d'anticiper, les présences ou les absences, et d'être fiable dans les engagements. Leur sécurisation affective en dépend."

Pour aller plus loin sur le sujet : une interview de Sylviane Giampino pour la Revue Réalités Familiales de l'Unaf et pour le site Femmes-emploi.

Alors, déculpabilisée ? ;-)

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lundi 17 novembre 2008

Quotas de femmes dans les entreprises : on en reparle !

hommesfemmes Je remets le sujet en ligne ici après l’avoir déjà abordé dans le forum du groupe Tout pour elles sur Facebook en juin dernier. D’abord parce que tout le monde n’est pas sur Facebook et ne peut donc participer au débat. Ensuite parce que l’actualité s’en est fait l’écho vendredi à travers l’intervention de Valérie Létard. La Secrétaire d'Etat à la Solidarité s'est dit plutôt favorable à l’introduction d’un quota de femmes dans les conseils d’administration. Pour rappel, elles ne sont que 8 % !
« Si l'objectif "n'est pas d'arriver immédiatement à une parité stricte", Valérie Létard souhaite arriver à une "proportion plus significative, par palier".» (source AFP)

Le sujet des quotas est délicat. Pour résumer :

- celles qui sont pour estiment que c’est un bon moyen pour percer le plafond de verre et ainsi accéder au haut de la hiérarchie. Mais n’est-ce pas alors la porte ouverte à une dérive de quotas vis-à-vis d’autres catégories comme les seniors, les noirs, les jeunes de moins de 30 ans… ?
- celles qui sont contre ne veulent pas être pris pour des femmes alibis, être promues parce qu’elles sont des femmes et s’entendre dire : c’est à cause des quotas qu’elles ont réussi. D’accord, mais alors quelles autres solutions proposées pour leur permettre d’atteindre les comités de direction des entreprises ?

Voilà, je relance le débat. Tous vos arguments et idées sont les bienvenus.

EDIT : juste pour préciser : le résumé ci-dessus condense le débat qui s'est tenu sur Facebook.

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samedi 8 novembre 2008

Mère active avec un enfant malade : un combat quotidien

musika-art Vous jonglez entre votre travail et un enfant à la santé fragile, victime d’une maladie chronique, récurrente, incurable, rare. Alors vous êtes comme Brigitte, maman d’une fille poly-allergique atteinte d’une dyskinésie ciliaire primitive (DCP). En résumé, une infection bronchopulmonaire dont souffre également Brigitte. Face à cette réalité qui l’amène à gérer son travail et son enfant "pas bien portant mais pas tout à fait handicapé", elle m’a envoyée un cri du cœur que je souhaite vous faire partager, avec son accord bien sûr (encore merci Brigitte).

« Dans ce genre de situation, ce que l'on ne prend pas en compte, c'est le stress de la mère qui travaille. C'est à dire la difficulté à gérer au quotidien ce type de maladie : se demander tous les soirs si le lendemain il lui sera possible d'aller au travail, qui pourra garder son enfant malade, qui appeler pour le garder, à quel prix… Pourra-t-elle demander un énième jour de congé ? Pourra-t-elle demander encore le changement des plannings ? Supportera-t-elle encore les réflexions du genre : "Encore" ?

Le fait d'être confrontée tous les jours, et pendant plusieurs années à ces questions, épuise le plus grand des dynamismes et optimismes. L'obligation de toujours jongler avec les horaires, les rendez-vous chez les médecins, essayer de garder le moral pour son enfant, sa famille et ses amis. S’entendre dire "tu es forte de supporter tout cela", alors que vous ne savez pas comment vous tenez et supporter ce quotidien fait de surveillance, d'inquiétude, d'incertitude, de culpabilité. Bien entendu un compagnon, un conjoint ou un mari peut être très présent ou laisser tomber. Mais la mère est la maîtresse de son foyer quelque soit ses revenus et conservera les soucis de son organisation et de la santé de sa famille.

Il faut parler des mères seules qui se retrouvent dans ce cas de figure. Que dire à ces jeunes femmes dont la détresse est à la fois morale, financière et affective ? Ces mères fragiles socialement qui arrivent à peine à survivre et qui en plus n'arrivent pas à travailler régulièrement du fait de la santé de leur enfant. Je pense à ces petits qui sont sensibles, qui sont des éponges affectives, qui ont besoin de certitude, de réconfort, de confort pour dépasser leur maladie.

Toutes ces mères, dont une grosse partie de leur salaire passe dans les frais de garde sont des citoyennes à part ! Elles n'ont le temps de rien, car elles tentent de concilier vie familiale, vie professionnelle, la maladie et parfois leur propre maladie. Et donc on n'entend pas parler d'elles.

Ce siècle se doit d'être solidaire et servir d'exemple pour les générations futures, il faut parler de ces mères et les aider dans leur combat quotidien car elles font beaucoup et apporte une grande richesse humaine à notre société en matière de patience, de persévérance, d'ouverture d'esprit, de réseau social, de trucs et d'astuces en tout genre... Elles sont porteuses d'espoir comme toutes les mères, mais avec encore plus de force et de vie. Car il s'agit de la vie d'enfants, adultes de demain, pas tout à fait bien portants, pas tout à fait handicapés !

Il faut trouver des solutions plus adaptées au niveau juridique dans les contrats de travail, plus de souplesse dans la prise de jours en cas de cure ou d'hospitalisation, des aides ponctuelles quand l'enfant est hospitalisé ou doit rester chez lui en repos, plus de possibilités de professeur à domicile. Garder un enfant à la maison dans le cadre de la maladie chronique est un parcours du combattant si injuste ! »

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