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vendredi 27 février 2009

Et votre mari ? Il fait quoi dans la vie ?

Parmi les questions que l’on me posait au cours de mes entretiens de recrutement passés, il y en avait une qui m’horripilait. C’était celle qui concernait la profession de Grand Homme.

"Et votre mari ? Il fait quoi dans la vie ?"

D’abord, on n’est pas marié. Et d’une ! La mention "Vie maritale" marquée noir sur blanc sur mon CV ne veut pas dire "Mariée" que je sache ;-) Ensuite, en quoi cela peut bien intéresser un recruteur ???

Quand je retournais gentiment la question, on invoquait la mobilité (des fois que Monsieur évolue dans une activité qui lui demande de changer souvent de région ou de pays) ou la concurrence (des fois que Monsieur travaille dans le même secteur professionnel que moi). Et dans ce cas-là, le métier de Grand Homme peut poser problème. Pire, il peut même m’empêcher d’être recrutée… Glups !

Bon, cela n’est jamais arrivé puisque Grand Homme exerce une profession aux antipodes de la mienne.

Par conséquent, j'ai cédé à la demande de recruteurs curieux – ou indiscrets - et j’ai dévoilé le métier de mon compagnon.

Et savez-vous quelle est la pire des remarques que j’ai eue en retour ?
"Aaaah… Dans ce cas-là, vous n’avez pas vraiment besoin de travailler !"

8-O

A (re)lire aussi : Dans la famille des recruteurs, je demande l'indiscret, l'hypocrite, le racoleur, l'original, le fonctionnaire.

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vendredi 12 décembre 2008

Quand les femmes réseautent…

… elles ne réseautent pas comme les hommes ! Et c’est sans doute pour cela qu’elles créent des réseaux qui leur sont propres. On en dénombre des centaines : internes aux entreprises, sectoriels, généralistes, par métier… Une vraie lame de fond étudiée pour la première fois par EPWN, l’un des plus grands réseaux de femmes d’affaires européen.

Pour lire la suite de cet article, rendez-vous sur maviepro.fr, le rendez-vous des femmes actives

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vendredi 14 novembre 2008

Tester un métier avant de le pratiquer

J’avais repéré l’initiative sur le site de Fabrice il y a un an et je l’avais trouvée formidable. Le concept est américain et à l’époque, je me demandais qui allait bien pouvoir lancer ça en France. C’est désormais chose faite. De quoi s’agit-il ?

L’idée consiste à vous donner la possibilité de tester le métier dont vous rêvez auprès d’un professionnel qui le pratique déjà. Par exemple, vous avez envie de devenir libraire, vigneron, comédien, moniteur de tennis, ébéniste, mytiliculteur, éleveur de chèvres, crêpier… ? Vous pouvez désormais découvrir toutes les facettes de ces métiers en partageant pendant plusieurs jours le quotidien d’experts, histoire de bien caler votre rêve avec la réalité.

peradequa vaimetiers Depuis peu, deux sociétés françaises proposent ce genre de prestations : PerAdequa et ViaMétiers (primé au concours Cré’acc). Chacune dispose déjà d'une belle palette de métiers. Bien sûr, ce n’est pas gratuit et le prix varie selon les prestataires et les formules proposées. Renseignement pris : ViaMétiers facture 1 950 euros HT un parcours de 4 à 5 jours (quelque soit le métier) comprenant de la formation en groupe et un stage d'immersion individuel. De son côté, PerAdequa commercialise la découverte du métier (2 et 3 jours) à partir de 600 euros HT et sa formation (3-4 ou 5 jours) à partir de 1 500 euros HT.

Pas vraiment abordable pour les demandeurs d’emploi, me direz-vous. Mais des offres spécialement adaptées à leur "statut" ne vont pas tarder à arriver. En attendant, si vous êtes salarié et que vous songez à vous reconvertir, vous pouvez toujours demander à ce que votre employeur prenne le coût en charge, en faisant jouer votre DIF par exemple ;-)

En tout cas, je reste persuadée que ce concept a de l’avenir. Il n’y a qu’à voir vos réponses lorsqu'il y a un an, j’ai cherché à savoir si le métier que vous exerciez était bien celui dont vous rêviez. Vous n’étiez que 5 sur 39 à m’avoir répondu... oui !

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dimanche 21 septembre 2008

Scoop : fini le CV. Elites parie sur vos compétences !

Imaginez… Vous voyez une offre d’emploi. Elle est pile-poil dans vos cordes. Seulement voilà : vous êtes un(e) autodidacte, votre expérience est limitée ou trop importante, votre nom de famille est d’origine étrangère, vous êtes trop ou pas assez diplômé(e), vous avez un handicap, vous pensez être trop jeune ou trop âgé(e) pour le poste… Sûr que le CV et la lettre de motivation vont vous "trahir". Et pourtant, il faut bien en passer par là aujourd’hui pour décrocher un emploi, non ?

Maintenant, imaginez la même annonce mais pour postuler, plus la peine d'envoyer son CV. Il suffit de répondre à quelques questions en rapport avec des situations que vous pouvez rencontrer dans l’emploi convoité. Pas n’importe quelles questions non plus. Assez difficiles pour dissuader les tricheurs et les menteurs, et suffisamment ciblées pour faire ressortir vos qualités et votre savoir-faire. L’objectif étant d'analyser vos compétences, de cerner dans la pratique ce que vous valez vraiment, bref de vous donner toute votre chance ! Et d'en finir enfin avec les discriminations !

Ce serait vraiment le top, non ? Et en plus, tout bénéf pour le recruteur, puisqu’il se retrouverait avec un candidat bien "profilé".

patricia_goyenetche Et bien, je suis ravie de vous apprendre que ce processus de sélection existe. Il s'appelle Elites et sera lancé officiellement le 1er octobre prochain. Son concepteur n’est autre que Patricia Goyenetche qui vient régulièrement commenter sur ce blog. Je vous résume rapidement son profil... atypique bien sûr ! 15 ans au service du ministère de la Défense, un virage en 2006 dans les ressources humaines avec un master en psychologie sociale et du travail - obtenu par correspondance -, la création de son cabinet Aquilae RH deux ans plus tard à Bordeaux et de Elites, cet outil de sélection révolutionnaire qui va sans aucun doute jeter un pavé dans la mare du recrutement.

Je ne peux bien sûr que saluer cette formidable initiative et remercier très chaleureusement Patricia qui m’a fait le privilège de me mettre dans la confidence et de me réserver la primeur de ce lancement. En clair, c’est un scoop !!!

aquilaerh Pour plus de détails, je vous invite à aller sur le site Aquilae RH (encore en test). Il faut s'inscrire pour accéder au fonctionnement d’Elites et aux offres d'emploi (encore un peu rares, ça démarre…). Les premiers témoignages des utilisateurs sont d'ores et déjà élogieux (à lire sur le blog). Si vous avez des questions, Patricia se fera un plaisir d’y répondre. Et surtout, faites passer l’info !!!

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jeudi 28 août 2008

Le retour de l'expatriée

Les lettres que je reçois se suivent et ne se ressemblent pas. Voici Ariane, 32 ans. Ex-femme d’un Français expatrié en Inde, elle m’a confié son histoire. Plus que son aventure en Inde, c’est avant tout sa rentrée en France qu’elle souhaite vous faire partager. Dur, dur…

pensive_lestoilesdaz « Je viens de rentrer après deux ans d’expatriation en Inde. Au cours de ces années, j’ai divorcé, puis j’ai eu un enfant. Je suis restée en Inde pour me prouver à moi-même que je pouvais surmonter cette prise de liberté. J’ai trouvé un logement et un travail - je suis bac +6 diplômée en urbanisme et j’ai une double carrière dont je suis plutôt fière : urbanisme et journalisme/cinéma – Là bas, j’ai décroché un poste d’urbaniste conseil pour une filiale indienne d’un groupe français.

En rentrant en France, je n’ai pu que constater que je n’avais plus droit ni aux Assedic, ni à la sécurité sociale. Alors qu’une conseillère Assedic m’avait expliquée que les expatriés pouvaient toucher les droits pendant trois ans au lieu de un an, je n’ai finalement rien obtenu. Le temps de prouver à l’administration qu’on m’avait bien "expatriée", l’Assedic m’a finalement signalé qu’il n’y avait pas de prorogation et que le délai d’un an était expiré ! Du côté de la Sécu, comme les droits expirent après un an d’absence du territoire, les agents ont même refusé d’inscrire mon fils de 4 mois sous mon numéro et ce jusqu’à ce que je "clarifie" ma situation. La clarification est passée par une inscription express à la CMU pour retrouver une couverture sociale ! Au final, seule la CAF a accepté de me verser quelque chose : 172 euros par mois.

Je me retrouve donc seule avec un enfant à chercher du travail. Mon séjour en Inde a été réellement formateur pour moi et j’ai mûri, personnellement et professionnellement. Mais comment le prouver face aux recruteurs ? Quand on me demande : "Pourquoi êtes-vous allée en Inde ?", je ne peux que répondre : "j’ai suivi mon mari". Quelle erreur ! Car dans la tête des DRH, une femme d’expat s’ennuie et passe ses journées à compter les heures. Au mieux, elle fait du bénévolat. D’ailleurs là-bas, les administrations françaises l’ont bien compris : elles piochent dans ce vivier et proposent quelques "occupations" à ces femmes désoeuvrées avec des salaires frôlant le scandale (je pense à l’Ecole française et à l’Ambassade).

Mais moi, j’ai vraiment travaillé ! Pas facile à démontrer à des recruteurs français frileux et parfois en panne d’inspiration. Heureusement que ma famille me soutient. Sans elle, je serais en train de dormir sous un pont ou je serais restée en Inde pour construire autre chose… »

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