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mercredi 13 août 2008

Lettre de Stéphanie *, 26 ans.

Parce que sa lettre m'a émue (et encore, j'ai édulcoré...), parce que son parcours rejoint celui d'une génération qui se cherche, tâtonne, se "ramasse" et continue de rêver, parce que "Tout pour elles" soutient aussi les jeunes femmes...

« Je m'appelle Stéphanie * et j'ai eu 26 ans en janvier dernier.

lahaut_lestoilesdAz J'ai toujours été très ambitieuse. Je me suis beaucoup investie dans mes études depuis le CP, toujours en tête de classe. En cours, j'existais, j'exultais. J'ai découvert la reconnaissance des profs qui étaient fiers de moi et m'aimaient, je le suppose. Je me suis aussi investie dans le chant en intégrant une chorale. Un pur plaisir. Une manière sans doute de fuir le cercle familial, un petit frère complice devenu tyran adolescent, des parents que je narguais en leur vociférant haut et fort que ma vie ne serait pas aussi "médiocre" que la leur.

J’ai suivi une seconde littéraire, pour finalement me réorienter vers le scientifique. "Fais S, sinon tu ne trouveras pas de travail !" m’ont incitée l’école et les conseillères d’orientation. J'ai du mettre les bouchées doubles car de très bonne élève, j'étais devenue mauvaise. Une réflexion d’un enseignant en sciences physiques m'a définitivement brisée : "Qu'est-ce que vous foutez en S ? Vous êtes nulle ! 6/20 !" J'avais perdu l'amour des profs à cause de mes moins bonnes notes. Mon frère continuait à me harceler, un animateur de la chorale se moquait de mon physique en prenant les autres à témoins…

J'ai donc eu du mal à finir mes études. Et à les continuer tout court d'ailleurs. J'ai obtenu 2 licences, mais j'en ai raté une à cause d’une grave dépression.

J'ai donc commencé à travailler tard, à 25 ans. Je suis aujourd'hui titulaire dans la fonction publique. Je gagne un peu plus de 1200 euros. Comment vivre ? Je n'ai même pas de quoi m'acheter un appart alors que j'économise en ne m'achetant rien, sauf des livres.

Je suis devenue une autre personne. J'ai grandi, j'ai mûri. En plus d'être passionnée par la musique et la littérature (les biographies surtout !), je le suis par l'être humain. J'ai découvert que j'aime tout simplement partager et tendre la main aux autres. Et j’ai un rêve : devenir journaliste de documentaires pour faire le portrait d'hommes et de femmes simples et généreux. Peut-être n’y arriverai-je jamais. Mais j'essayerai et je suis assez tenace.

Je sais qu'on peut partir de loin et toucher les étoiles. A 26 ans, je commence à me connaitre et peut-être enfin à m'aimer... »

(L'illustration provient des toiles d'Az)

* EDIT : Stéphanie est assistante sociale. Et ce n'est pas son vrai prénom...

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mercredi 18 juin 2008

Mamans solos en coloc

D’abord quelques chiffres : il existe aujourd’hui en France 1,7 million de familles monoparentales. Dans 85% des cas, ce sont des mamans solos. Certaines ont un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté. Si j’ai déjà évoqué les moyens dont disposent ces femmes pour assumer solitude, enfant(s) et boulot, j’aimerais aborder ici une initiative que je trouve tout à fait originale : la colocation monoparentale.

L’idée vient de Anne-Marie, une jeune diplômée en Administration de l'Economie Sociale, actuellement en recherche d’emploi. "Au vu de l'augmentation du prix de l'immobilier et de la baisse du pouvoir d'achat, il devient de plus en plus difficile pour les familles monoparentales de survivre. Je suis persuadée que la colocation peut-être une réponse pour certaines mamans, pas seulement financièrement mais aussi moralement" m’a-t-elle expliqué.

Ca marche bien pour les étudiants et les célibataires actifs. Pourquoi pas pour les mamans ou les papas solos ? Imaginez-vous… partager un plus grand logement, le loyer, les charges, économiser des frais de garde pour les enfants en sollicitant les colocataires, avoir de la compagnie le soir…

Anne-Marie qui a elle-même été élevée par sa mère seule, vient donc de lancer le site Colocation-monoparentale.com. Pour l’instant, il démarre. Les rubriques sont encore peu alimentées. Les petites annonces de coloc encore rares. Le forum plutôt désert. Mais gageons que le bouche-à-oreille virtuel fonctionnera très vite et permettra à cette petite idée de grandir et mûrir…

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vendredi 23 mai 2008

La retraite ? Quelle retraite ?

retraite_pub_AGF Les résultats du petit sondage que j’avais mis sur ce blog le prouve : soit vous ne savez pas ce que vous toucherez lors de votre retraite, soit lorsque vous vous en doutez, vous sentez bien que ce sera trois fois rien !

Pour celles qui sont dans le flou, je vous renvoie vers un outil en ligne gratuit. Il vous permet de simuler votre âge de départ à la retraite et le montant de votre pension, et ceci quelque soit votre statut : salarié, travailleur indépendant, fonctionnaire, ou sans activité professionnelle.

Pour celles qui pensent qu’il vous faudra gratter encore longtemps pour finalement récolter peu au bout, j’espère que vous avez un plan B à faire partager ici avec d’autres. Parce que plus ça va (je vous renvoie sur le débat actuel des retraites) et plus, il faudra compter que sur vous-même pour vous assurer une vieillesse digne de ce nom, femmes actives et/ou femmes au foyer !

Je rappelle qu’aujourd’hui les droits directs - c’est-à-dire acquis au titre des années de travail - des femmes à la retraite sont inférieurs de 35% à 38% (selon les sources) à ceux des hommes, même si elles la liquident à taux plein ! Et pourquoi cet écart ? Parce que les femmes ont souvent interrompus leur carrière, notamment pour élever les enfants, ont été plus longtemps que les hommes au chômage, ont travaillé en temps partiel ou accumulé les emplois précaires, ont gagné moins que ces Messieurs...

Alors en attendant que l’égalité salariale et professionnelle s’impose enfin dans notre pays, je ne vois qu’une solution : épargnez ! Oui, le fameux bas de laine pour garder nos pieds au chaud lorsqu’on sera en âge de sucrer les fraises ;-) A moins que vous n’ayez une autre idée ?

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mercredi 21 mai 2008

Mais pourquoi un blog sur les femmes et le travail ?

La question est récurrente. Encore dernièrement, Nelly me l’a posée lors d’une interview pour son magazine Save my Brain. Je vais donc vous détailler ici pourquoi le sujet des femmes et tout ce qui tourne autour de leur vie professionnelle, me tiennent tant à cœur.

Les femmes représentent 46,5 % de la population active, elles sont plus touchées que les hommes par le chômage, elles sont quatre fois plus nombreuses qu'eux à subir un travail en temps partiel, ont plus de mal à accéder à la formation continue, elles sont pénalisées dans leur carrière lorsqu'elles font des enfants, elles gagnent 23 % de moins que les hommes (dans le privé), leur droit à la retraite est bien inférieure aux hommes (j’en reparlerai), 56 % sont diplômés de l’enseignement supérieur, 30 % sont des cadres, moins de 10 % dirigent des entreprises, un tiers seulement en créent, 7 % trônent dans les conseils d’administration...

Sans oublier, qu’elles doutent, culpabilisent, manquent de confiance en elles, hésitent sur leurs choix (couple, maternité ou carrière ?), ne savent pas se valoriser, et j’en passe.

Surtout, j’en avais marre que ces réalités s’étalent à la une des journaux uniquement le 8 mars ! ;-)

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jeudi 1 mai 2008

Le joli moi de mai... des manifs !

Comme tous les 1er mai, ça va pas mal défiler aujourd'hui. Mais plus qu'une "fête" du travail, ce jour marque le coup d'envoi d'autres manifestations qui s'échelonneront tout au long du mois. Les lycéens et les fonctionnaires seront dans les rues le 15 mai, les retraités le 22 mai et les nostalgiques de 68 se glisseront peut-être aussi dans la mêlée.

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