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jeudi 30 octobre 2008

Ces femmes si brillantes mais si seules

lestoilesdaz Il parait qu’une femme cadre sur cinq vit seule. Plutôt citadines, bourrées de diplômes, ces working women se sont battues pour réussir leur vie professionnelle. Accrochées à leur autonomie financière, passionnées par leur travail, elles mènent en parallèle une vie sociale, associative et culturelle intense. Jusqu’au jour où….

"A 40 ans, certaines paniquent, car elles n’ont pas vu le temps passer et n’ont pas d’enfants" analyse la psy Marie-France Hirigoyen, dans une interview donnée au magazine L’Entreprise en avril dernier. Le témoignage de Stéphanie citée dans le blog Les cadres sur le divan est à cet égard poignant : "Tous ces visages, tous ces contacts, et le soir, je me retrouve toute seule chez moi... pas de petit ami, pas d'enfant... je suis seule comme un chien."

A l'autre extrémité, d'autres revendiquent haut et fort cette solitude. Un choix, pas toujours bien compris par l'entourage, conséquence souvent d'une vie de couple dont elles ont mesuré toutes les limites, comme l'a bien illustré mercredi soir le reportage Des célibataires heureuses dans le JT de France 2.

Et cette réalité, mal ou bien vécue, vire même au phénomène social : les trois quart des célibataires sont des femmes. 5 millions en tout ! Il est aussi brillamment décrypté dans le dernier livre de MF Hirigoyen Les nouvelles solitudes.

Mais tout de même, je m’interroge. Lorsqu'une femme cherche à réussir sa vie professionnelle, à être indépendante, est-elle vouée à la solitude ? Est-ce là le prix à payer ?

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samedi 4 octobre 2008

Après le congé de maternité : crèche ou nounou ?

a_ce_soir Personnellement, j’avais opté pour la crèche collective. J’avais inscrit Petit Homme dans trois endroits différents et par chance (c’était il y a 11 ans !), mon premier choix avait été accepté. Une très belle crèche, située dans un environnement verdoyant, avec une équipe dispo et gentille. C’est vrai que les horaires étaient imposés, les rhumes fréquents, les tétines prêteuses, mais la formule correspondait bien à mon propre rythme de travail et j’avais aussi le souci de socialiser Petit Homme pour son entrée en maternelle. D’ailleurs, c’est souvent cet avantage-là (outre l’aspect financier) que l’on met en avant lorsqu’on hésite avec l’embauche d’une nounou - à ne pas confondre avec la baby sitter - qui garde bébé chez elle ou qui vient chez vous.

Sinon, il existe bien sûr d’autres modes de garde. Parmi les principales :
- La crèche familiale est un bon compromis puisqu’elle permet d’alterner nounou (rémunérée par la commune) et activités collectives.
- La crèche parentale nécessite d'être disponible pour s’investir à son tour.
- La halte-garderie dépanne : on peut y déposer ces enfants juste quelques heures.
- La garde partagée permet d'avoir une nounou pour deux familles, ce qui nécessite de bien s’entendre entre parents.
- La famille avec la contribution des grands-parents (par exemple) lorsqu'ils n’habitent pas trop loin.
Pas facile de s'y retrouver. Et surtout de faire le bon choix entre le bien de bébé, les impératifs financiers, professionnels, géographiques... et bien sûr, les places disponibles. "Le besoin d’accueil non satisfait est évalué entre 200 000 et 400 000 places" (rapport Tabarot, 2008). 10% des 2,4 millions d’enfants de moins de 3 ans n’ont pas de solution de garde (Plan Petite Enfance, 2006). En un mot, la galère !

En fait, ce que je trouve plutôt bien, ce sont les crèches d’entreprises. Elles sont encore rares (plus de 200 en France), on les trouve surtout dans les grosses boîtes. Les horaires pour déposer et récupérer son enfant peuvent être calés sur les vôtres. Moins de stress, un gain de temps certain dans les trajets, la possibilité d’aller faire des papouilles à l’heure du déjeuner, un coût identique à ceux d’une crèche traditionnelle : la formule a de quoi séduire les mamans actives.

Et vous, quel mode de garde allez-vous ou comptez-vous choisir après votre retour au travail ? Et pourquoi ? Vos bons plans sont les bienvenus ;-)

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mercredi 1 octobre 2008

Je souffre au travail

Une lettre-bouée signée Tina : elle y dénonce un "petit" boulot de sous-traitance, un rôle de tampon face à des clients exaspérés, une ambiance qui mine le moral, un état proche de la déprime. Un témoignage sur la souffrance au travail, bien d'actualité...

mal_travail « Mon récit est sûrement celui de beaucoup de "petits" salariés comme moi. Salariés noyés dans la masse, non reconnus par leur employeur, dénigrés dans leur travail, perdus entre l’envie de se battre et de lâcher prise. Bien sûr, ce n’est pas les mines de sel. Après tout, c’est juste 7h par jour… Mais, je n’en peux plus. Il faut y ajouter les angoisses, les larmes aux yeux pour rien, les insomnies, les douleurs musculaires (dues à des soucis de santé antérieurs) amplifiées par l’énervement, l’irritabilité, l’impression de ne plus rien valoir. Chaque soir, j’angoisse pour le lendemain. Chaque week-end est vécu comme un compte à rebours.

Je travaille dans un grand groupe de support technique, plus précisément pour le service de gestion paie d’une grande enseigne de produits culturels. Le hic ? Je fais l’interface entre les salariés de cette enseigne et les gestionnaires de leur salaire localisés dans une autre société. Tout cela sans aucune légitimité professionnelle. Ma société n’étant pas du tout spécialisée dans l’assistance RH et moi encore moins. Je n’ai en effet aucune notion de comptabilité, ni de droit du travail, ni dans les ressources humaines. Pourtant j’ai accès à l’ensemble des fiches de paies de milliers de salariés. Je travaille donc en toute légalité dans le mensonge.

Tout cela est bien sûr très nébuleux pour les salariés concernés. Ils ont juste un numéro de téléphone pour nous joindre. Ils pensent tomber sur un gestionnaire pouvant leur apporter des solutions, des réponses. Et bien non ! En cas d’urgence, je peux juste leur dire : "je transfert votre dossier". Or nous n’avons pas de contact direct avec les gestionnaires, alors que les urgences se multiplient : des salariés avec des erreurs de paie en pagaille, qui reçoivent des attestations Assedic avec un retard de plusieurs semaines ce qui leur génère des soucis administratifs, personnels, financiers sans nom, des salariés en interdit bancaire à cause de leur dossier de maladie traité en retard…

Je prends de plein fouet leur mécontentement, leur incompréhension, leur détresse. Parfois, j’ai envie de les inciter à aller à l’inspection du travail, à informer les syndicats, à monter aux créneaux, à faire des procédures prud’homales. Mais je ne suis pas autorisée à tenir ce genre de discours : je dois "temporiser".

Je suis activement en recherche d’un nouvel emploi, simplement pour fuir tout cela. J’ai fait des études, j’ai quelques années d’expérience professionnelle. Je ne pense pas être perdue mais le mal être au travail, face à cette incompétence généralisée, à cette désastreuse gestion, va m’anéantir si je ne réagis pas très vite.

Peut-être découvrira-t-on aux travers de cette lettre pour qui et avec qui je travaille. Au fond de moi, je le souhaite. Pour qu’éclate enfin cette situation, pour me soulager, pour mon collègue qui est dans la même situation et le même état d’esprit, pour tous les salariés qui pâtissent de cette sous-traitance inhumaine à outrance. Et qui souffrent en silence. »

La photo est issue du documentaire "J’ai très mal au travail" de Jean-Michel Carré

A lire aussi sur ce blog : Aïe ! J'ai un TMS ! et Tu couches ?

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samedi 13 septembre 2008

Monter à Paris pour travailler

paris_province Je me souviens que la décision n’avait pas été simple à prendre. Quitter mon village, ma famille, mes amis, le petit job où j’avais tout appris, pour "monter à la capitale" suivre Grand Homme.

Et pourtant… S’installer à Paris, ville de tous les possibles, de toutes les folies, de tous les excès, et surtout tremplin pour une vie professionnelle meilleure. Oui, cela avait un côté grisant. Travailler et surtout réussir à Paris, c’était un peu le summum. Pour sûr que là-bas, il y avait du boulot, du bon, du vrai. Je m’voyais déjà…

18 ans après, j’y suis toujours, un Petit Homme en plus. Et pour être honnête, j’ai bien galéré au début. La provinciale qui débarque dans la ville-lumière n’est attendue par personne. Non, Paris ne la prend pas dans ses bras. Il a fallu jouer des coudes, marcher vite dans le métro, cacher son accent, solliciter des inconnus, écrire, téléphoner, relancer, être payée une misère pour se faire une place. Non pas une place au soleil, mais sous les néons. Mais bon, j’étais jeune. Petit à petit, j’ai accumulé des emplois vraiment très intéressants. Et aujourd'hui, je suis plutôt fière de mon parcours. Mais aurait-il été tout aussi enrichissant, plus rapide, si j’étais restée dans ma région ?

Je me pose la question car je viens de lire ici qu'un grand nombre de personnes pensent qu’il n’est pas nécessaire de passer par la région parisienne pour réussir sa vie professionnelle. Ce dont je doutais il y a 20 ans. Seuls 9% croient que Paris est toujours incontournable sur un CV. La capitale n'a semble-t-il plus la cote. Alors, vive la province ?

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samedi 2 août 2008

Sois bien habillée et tu réussiras !

Ce n’est un secret pour personne : le look, la façon de s’habiller, l’apparence physique générale, cela compte beaucoup dans le monde du travail, que ce soit lors de l’embauche ou dans la vie active. Mais j’ai découvert une soi-disant réalité qui va encore plus loin.

Vincent Soulier, l’auteur du livre Presse féminine : la puissance frivole, affirme que "contrairement aux idées reçues, plus la femme s’occupe de son corps et prête attention à son apparence, plus elle réussit dans la vie active, dans l’intégration sociale (…). Ce sont les mêmes femmes qui raffolent de lingerie fine et font les plus belles carrières professionnelles." Bigre ! Fini le "sois belle et tais toi", vive le "sois bien habillée et tu réussiras".

Même son de cloche dans l’incontournable Ces filles sympas qui sabotent leur carrière. "Les jupes courtes, les décolletés avantageux, les robes moulantes, les talons aiguilles, les chaussures mal cirées, les vêtements froissés ou qui tombent mal ne vous aideront pas à atteindre vos objectifs professionnels, tout au moins dans le monde de l’entreprise". L’auteur Lois P. Frankel conseille même de s’habiller "en fonction du poste auquel vous aspirez et non selon celui que vous occupez". Il préconise aussi l’appel à un styliste, un "relookeur", parce que "la garde-robe joue un rôle plus important que vous ne le pensez". Mais aux yeux de qui ?

Personnellement, je cherche avant tout à être à l’aise dans mes vêtements, et à remplir ma tête plutôt que mon armoire. Mais peut-être ai-je tout faux. Peut-être ai-je raté quelques belles opportunités professionnelles à cause d'un look plus cool que hype... Aïe ! Voilà tout à fait le genre de réflexion qui me met... chiffon !

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