jeudi 30 octobre 2008
Ces femmes si brillantes mais si seules
Par Corinne Dillenseger, le jeudi 30 octobre 2008 à 08:54
Catégorie : Elles travaillent
72 commentaires
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Il parait qu’une femme cadre sur cinq vit seule. Plutôt citadines, bourrées de diplômes, ces working women se sont battues pour réussir leur vie professionnelle. Accrochées à leur autonomie financière, passionnées par leur travail, elles mènent en parallèle une vie sociale, associative et culturelle intense. Jusqu’au jour où….
"A 40 ans, certaines paniquent, car elles n’ont pas vu le temps passer et n’ont pas d’enfants" analyse la psy Marie-France Hirigoyen, dans une interview donnée au magazine L’Entreprise en avril dernier. Le témoignage de Stéphanie citée dans le blog Les cadres sur le divan est à cet égard poignant : "Tous ces visages, tous ces contacts, et le soir, je me retrouve toute seule chez moi... pas de petit ami, pas d'enfant... je suis seule comme un chien."
A l'autre extrémité, d'autres revendiquent haut et fort cette solitude. Un choix, pas toujours bien compris par l'entourage, conséquence souvent d'une vie de couple dont elles ont mesuré toutes les limites, comme l'a bien illustré mercredi soir le reportage Des célibataires heureuses dans le JT de France 2.
Et cette réalité, mal ou bien vécue, vire même au phénomène social : les trois quart des célibataires sont des femmes. 5 millions en tout ! Il est aussi brillamment décrypté dans le dernier livre de MF Hirigoyen Les nouvelles solitudes.
Mais tout de même, je m’interroge. Lorsqu'une femme cherche à réussir sa vie professionnelle, à être indépendante, est-elle vouée à la solitude ? Est-ce là le prix à payer ?


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Personnellement, j’avais opté pour la crèche collective. J’avais inscrit Petit Homme dans trois endroits différents et par chance (c’était il y a 11 ans !), mon premier choix avait été accepté. Une très belle crèche, située dans un environnement verdoyant, avec une équipe dispo et gentille.
C’est vrai que les horaires étaient imposés, les rhumes fréquents, les tétines prêteuses, mais la formule correspondait bien à mon propre rythme de travail et j’avais aussi le souci de socialiser Petit Homme pour son entrée en maternelle. D’ailleurs, c’est souvent cet avantage-là (outre l’aspect financier) que l’on met en avant lorsqu’on hésite avec
« Mon récit est sûrement celui de beaucoup de "petits" salariés comme moi. Salariés noyés dans la masse, non reconnus par leur employeur, dénigrés dans leur travail, perdus entre l’envie de se battre et de lâcher prise.
Bien sûr, ce n’est pas les mines de sel. Après tout, c’est juste 7h par jour… Mais, je n’en peux plus. Il faut y ajouter les angoisses, les larmes aux yeux pour rien, les insomnies, les douleurs musculaires (dues à des soucis de santé antérieurs) amplifiées par l’énervement, l’irritabilité, l’impression de ne plus rien valoir. Chaque soir, j’angoisse pour le lendemain. Chaque week-end est vécu comme un compte à rebours.









