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vendredi 17 avril 2009

Miss Potins des couloirs

blablabla … Tu sais que Eric va bientôt changer de bureau pour aller dans celui de Sandrine qui elle va partir au 5ème étage juste à côté de Josiane de la compta non mais quelle idée de déménager au 5ème faudra qu’elle descende au 1er pour chercher son café remarque c'est pas plus mal puisqu'elle souffre de rétention d’eau ça lui fera de l'exercice d'autant que l’ascenseur est en panne depuis une semaine et on se demande ce qu’ils font aux services généraux dis tu as vu le petit nouveau ? il a de ces yeux et un nom qui finit en "i" m’a l’air d’être d’origine italienne ou corse tu crois ? je préférerais italien les Corses bôf en tout cas il est marié au fait t’es libre pour le déjeuner oh t'es au courant ? Suzanne de la DRH vient d’accoucher oui des jumeaux elle n'est pas prête de revenir celle-là juste avant de partir en congé mat elle m’a envoyée une demande de formation pour une session d'une journée sur un sujet dont je ne comprends même pas l'intitulé quand je pense que la direction part à l’étranger pour un séminaire d’une semaine à la fin du mois oh zut la photocopieuse est encore en rade qui c’est qui n’a pas mis de papier dans la cassette ? toujours les mêmes qui doivent s’en charger non mais c’est vrai à la fin les filles de l’accueil elles font quoi de leur journée c’est comme dans les toilettes tu as vu ? à 13 heures tu peux déjà plus t’essuyer les mains tiens sens qu'est-ce que tu penses de mon nouveau parfum ? faudra qu’on boive un verre un de ces soirs après le boulot c’est toujours sympa de se rencontrer en dehors de la boîte ça créé des liens on pourra papoter tranquillement…

Toute ressemblance avec une collègue de travail existante ou ayant existé ne serait vraiment pas fortuite ;-)

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vendredi 10 avril 2009

A votre santé, Mesdames !

femmesdevin J’ai eu la chance d’assister à une belle première jeudi soir : la création du Cercle des Femmes de Vin. Une première parce que jusqu’ici il n’existait aucun regroupement de viticultrices. Là, elles sont 80 vigneronnes de toutes les régions de France à s’unir pour partager leur savoir-faire et leur passion commune.

Pour lire la suite de cet article, rendez-vous sur maviepro.fr, le rendez-vous des femmes actives

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vendredi 3 avril 2009

Tout pour elles a trois ans

3ansTPE Il parait que c’est vieux pour un blog. Pas si sûre… ;-)

Pour rappel, lors du premier anniversaire, je vous avais énuméré toutes les questions que l’on me posait régulièrement sur ce blog. Et qui sont d’ailleurs toujours d’actualité, avec LA question récurrente : "Tu y passes combien de temps ?"

Pour les deux ans, je vous avais raconté tout ce que ce blog avait changé dans ma vie. Et la liste s’est bien allongée, surtout en matière de sollicitations diverses et variées : médias, politiques, réseaux de femmes, sorties en tout genre…

Et les trois ans alors ? Comment vais-je vous en parler ? Et bien, j’aurais bien voulu qu’ils coïncident avec une nouvelle que je suis impatiente de vous faire partager depuis fin novembre 2008. Mais je ne peux toujours rien vous dire :-( parce que le "projet" (appelons-le ainsi) n’est pas encore tout à fait finalisé. Désolée pour tous ces mystères. Si ça ne tenait qu’à moi, je l’aurais déjà crié sur tous les toits. Mais là, "on" me demande encore un peu de patienter…

Alors ce troisième anniversaire, je vous propose de l’aborder un peu comme… disons… une date de transition. J’ai lu ici que pour un enfant, avoir trois ans, cela représentait une "période charnière", voire même "une sorte de majorité". Et comme mon blog, c’est aussi un peu mon "bébé" et que vous en êtes tous un peu les marraines (et les parrains) ;-)

Merci donc à vous qui accompagnez fidèlement sa croissance depuis 2006, le nourrissez de vos visites et de vos commentaires, toujours plus nombreux. Merci aussi aux 930 facebookien(ne)s qui ont rejoint le groupe "Tout pour elles" à ce jour. Va-t-il atteindre les 1 000 d'ici cet été ??? Merci enfin, à toutes celles qui m'écrivent personnellement pour me confier leurs angoisses, leurs espoirs, leurs envies, pour me demander conseils, me souffler des idées d'articles ou juste me donner de leurs nouvelles. Je vous adore...

(et puis un bisou spécial à Jeannie pour cette si jolie illustration ;-)

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lundi 30 mars 2009

Madame le président de Manpower France

La féminisation des noms de métiers et de fonctions me tient à coeur. J'en ai déjà parlé ici et vous avez été nombreuses à donner votre avis sur le sujet. Vous allez trouver que je fais ma "militante" mais avouez tout de même que là... !!!




"Rendre invisible dans le vocabulaire l’accession des femmes à de nouvelles fonctions, c’est une façon de la nier" Benoîte Groult.

EDIT du 2 avril : à lire sur le même sujet, l'excellent article de Yves sur Tout pour changer

EDIT du 4 avril : Madame le Président - à moins que ce ne soit son service de com - a supprimé le commentaire que j'avais laissé sur son blog hier matin. Il était resté en ligne toute la journée et pouf, ce matin, il avait disparu ! Je lui avais juste demandé de s'expliquer sur le choix très masculin de son titre. Apparemment, cela semble un détail pour elle, pardon pour lui ;-)

EDIT du 7 avril : Formidable !!! Françoise Gri a décidé de revoir sa position !!!

"(...) ayant fait l’essentiel de ma carrière dans des sociétés internationales, où ces questions de force symbolique de genre grammatical n’existent pas, je n’imaginais pas soulever tant d’interrogations, et parfois même de récriminations… Cependant, il me semble aujourd’hui plus simple et plus normal d’entendre ce que les uns et les autres me disent : je vais donc modifier ce « Président » en « Présidente ».
Et tant pis pour l’Académie !
Et tant mieux pour la cause des femmes, si cela peut y participer !"
L'intégralité de la réaction de Madame La Présidente est à lire dans son billet "Débat de genre"

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mercredi 25 mars 2009

Se faire couver avant de s'envoler

Connaissez-vous le principe des couveuses d'entreprises ? Ce sont des structures qui permettent à des demandeurs d'emploi ou des Rmistes de tester leur activité avant de la créer, tout en bénéficiant d'un accompagnement sur-mesure gratuit.

stephaniewill Le hasard de la blogosphère m'a fait rencontrer une bénéficiaire d'une des 50 couveuses françaises. Il s'agit de Stéphanie Will qui a intégré le Geai à Paris en août 2008. Cette dynamique trentenaire, maman d'une fille de 2 ans, y teste le métier de Personal assistant, comprenez assistante business personnelle. Je me suis dit qu'elle était la personne idéale pour vous en parler.

  • Pourquoi as-tu décidé de te faire couver ?

J’ai choisi d’intégrer la couveuse, au lieu de m’immatriculer immédiatement, car j’ai vite compris qu’il fallait près d’un an pour connaître un vrai démarrage. C’est-à-dire : vendre ses premières prestations, réussir à se faire payer au meilleur prix, dans des délais corrects, et construire un plan cohérent à 12 mois (la visibilité minimum qu’un entrepreneur doit avoir) : trésorerie, prospection, communication…
Le plus difficile, quand on démarre une activité indépendante, c’est que beaucoup de temps s’écoule avant que l’on ne fasse rentrer ses premiers gains. Alors qu’avant cela, on a déjà commencé à sortir de l’argent pour "exister". Donc, petit à petit, il faut rattraper les premiers investissements, s’équilibrer, et peut-être dégager un petit supplément (très aléatoire la 1ère année…). Alors si, en plus, on actionne le compteur "charges", on peut très vite être au bord de l’asphyxie.
En couveuse, on ne paye presque pas de charges : juste 8,40 euros par mois, d’Urssaf ! Les frais de gestion représente 5% de ton CA (à noter qu'une société de portage prélève entre 8 et 12%). Si tu ne gagnes rien, la couveuse ne prélève jamais rien. On conserve sa sécurité sociale. L’assurance Responsabilité Professionnelle est comprise. On n’a pas de compte pro à la banque.

  • Quelles sont les conditions d'entrée ?

Il faut être prêt à 95% à travailler pour entrer en couveuse. C’est-à-dire qu’on n’est plus en phase d’accompagnement, on est opérationnel. Cela veut dire que l’on connaît son offre, son marché, sa cible clients, qu’on peut expliquer et argumenter son concept, qu’on a un fichier prospects… voire même un premier client ! Il faut être capable de produire et commenter son étude de marché, son business plan (prévisionnel, besoin en fonds de roulement…).
On a le droit, en revanche, d’avoir des faiblesses en compta ou en marketing, de ne pas être sûr qu’on se débrouillera dans une organisation solitaire, de s’interroger sur la vraie cible qui achètera son offre, et à quel prix – l’hypothèse haute ou l’hypothèse basse ?... etc.
Pour intégrer la couveuse, on présente son dossier devant un jury (pour ma part, il s’agissait d’un consultant senior, et d’un banquier), préparé avec un chargé de mission, qui restera son référent si l’on est accepté.

  • Quels autres profils côtoies-tu dans ce genre de structures ? (quelques exemples de femmes si possible ;-)

Il y a beaucoup d’artistes et d’artisans, notamment dans le commerce équitable, car le Geai "cultive cette spécialité". Mais j’y rencontre beaucoup de professions libérales, coaches, consultants… et des services qui se rapprochent du mien, conseillers en image, communicants dans l’événementiel, l’incentive… Toutes sortes de solos. Beaucoup de femmes, également, qui parient sur de nouvelles ambitions professionnelles, tout en étant mères, ou qui se reconvertissent vers un métier de passion.
Par exemple, Laurence Gallet, conseil en image, qui décolle vraiment depuis son passage en couveuse, Bénédicte Chassignet, ergonome, qui travaille bien aussi, ou encore Laëtitia Vivier, qui commercialise des supports plexi pour faire du scrap (gros succès, elle travaille déjà à l’international).

  • Quels avantages en retires-tu ? Et les inconvénients ou les limites (s'il y en a...) ?

Comme je l’ai dit, en premier lieu : un avantage financier. Mais cela va bien au-delà : on teste son activité, donc on nous donne 12 mois pour rectifier le tir si l’on comprend qu’on a fait une erreur quelque part. On a un entretien mensuel avec son référent, qui étudie avec nous notre stratégie, on a accès à des formations gratuites, on est préparé à nos premiers rendez-vous prospects, et accompagné lors de nos premières ventes (formalisation etc.)… Les avantages sont nombreux, mais les contraintes sont aussi réelles.
On ne peut quasiment pas bouger le petit doigt sans dire ce que l’on fait à son référent, on ne peut pas contractualiser avec un client, sans signer à trois, par exemple. De plus, la couveuse gère intégralement le CA, que l’on ne peut pas sortir : on est remboursé, sur présentation des justificatifs, de ses frais de fonctionnement. Cela sous-entend que l’on ne dégage pas de salaire en couveuse, même si l’on travaille bien et que l’on pourrait s’en attribuer un : l’argent attend sagement notre sortie… et le solde sera imposé à 45%, environ, avant de nous être remis (juste retour des choses). Donc, il vaut mieux avoir une autre source de revenus durant cette année – assedics, petit boulot, soutien familial… et se préparer à une compta un peu contraignante (on doit avancer le paiement de tous ses frais, et certains investissements peuvent être élevés, de même qu’on est contraints sur la nature des investissements possibles…).

  • Combien de temps vas-tu rester "couvée" ?

Je viens de signer mon 3ème et dernier CAPE (contrat d’appui au projet d’entreprise), donc le 1er août 09, c’est fini !

  • Et après, prendras-tu ton envol ? Redoutes-tu un peu ce moment ? Quel sera alors ton nouveau statut ?

"Prendre mon envol" : OUI, mille fois oui ! Je vais m’immatriculer – je n’ai pas encore tranché entre Entreprise Individuelle (= profession libérale) et EURL (Société). Justement, la couveuse va m’aider à décider, dans le cadre d’une formation "juridique et fiscal".
Il est vrai que je me sens très préparée, et qu’en plus j’ai déjà fait mes premières erreurs de débutante ;-) mais quand même, je ressens une petite appréhension à passer totalement "sans filet". En tout cas, je ne souhaite pas enchaîner avec une autre forme de suivi, avec un regard extérieur sur mon parcours, et mes décisions. Il est temps de me lancer… seule !

  • Pourquoi ne pas opter pour le statut d'auto-entrepreneur ? Est-ce que tu ne regrettes pas que ce statut soit né après ta décision d'entrer dans une couveuse ? Bref, si t'avais su... ;-)

Je ne suis pas très favorable au statut d'auto-entrepreneur. Il est hybride et mal fichu - en tous les cas pour moi, qui ne rentre pas dans les cases - notamment du point de vue du CA !
Je n'étais déjà pas concernée par la micro-entreprise, et l'AE est une sorte de radicalisation de la ME.
Cependant, c'est très bien pour démarrer avec des charges à zéro, et c'est bien l'avantage que je mets en avant en couveuse. Cependant, en couveuse, tu as un interlocuteur, des outils à disposition, et des formations complémentaires. Tu n'es pas seul. Il y a quelqu'un qui te ramène sur terre, si je puis dire. Et je crains que l'AE balance dans le fossé une floppée de gens, sans feedbacks, et sans préparation, quant à ce qu'ils veulent faire.
Donc non, aucun regret puisque l'AE n'est pas une solution pour moi !

Si éventuellement vous avez d'autres questions, Stéphanie vous répondra directement sur ce blog.
(Encore merci à toi Stéphanie !)

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